Les orchestres de bals vont se produire jusqu’en Bretagne où ils sont très sollicités. Mais l’apparition des discothèques, des DJ, et les évolutions sociétales commencent doucement à les faire disparaître.
Dix de Der
Dix de Der. Coll. Jacky Voyer.
Jacky Voyer, l’un des guitariste des Stevens et guitariste de Dix de Der, se souvient encore des virées en Bretagne pour un week-end de bals, quand le déplacement par les petites routes de campagne durait autant que la présence sur scène, s’il ne menait pas la fourgonnette dans le fossé au petit matin après deux ou trois jours intenses, dans une France endeuillée cinq fois plus qu’aujourd’hui par les accidents de la route. Le monde du bal est aussi un espace de transgression, et il n’y a pas que l’alcool qui est consommé à forte dose ! Les déplacements loin de Saumur en valaient pourtant la chandelle car au début des années soixante-dix, un musicien habile et résistant qui tournait avec un bon orchestre pouvait gagner en un mois deux fois plus que son père ouvrier! Mais déjà, pour une question de rentabilité, le nombre des musiciens dans l’orchestre commence à diminuer et le développement rapide des discothèques contraint même des musiciens bretons, comme le bassiste Claude Landuré, à venir jouer en Anjou.
La belle photo ci-dessus, que j’aimerais bien pouvoir créditer, est la première photographie d’orchestre du Saumurois qui communique non sur la présence des musiciens avec leurs instruments, mais sur une ambiance cinématographique, l’atmosphère d’une partie de belotte qui va commencer dans l’arrière-salle d’un bar louche, c’est audacieux pour l’époque. De gauche à droite : Jacky Voyer (guitariste), ? (pianiste), ?, Michel Fazi (batterie et chant), Jean-Pierre Lion (basse et accordéon).
Les Stevens
L’orchestre s’est formé en 1972 puis il a énormément tourné dans la région pendant les années suivantes. Composé de musiciens Tourangeaux et Saumurois, d’Alain Dureau au clavier, de Patrick Breheret à la batterie, de François Chamaillard à la trompette, de Jean-Pierre Lion à la basse et de Jacky Voyer. On peut voir ce dernier sur la photo, tout jeune en 1972, à la guitare. Ce qu’on ne voit pas sur cette reproduction en noir et blanc mais seulement sur l’original en couleur, c’est qu’il porte un somptueux pantalon couleur framboise écrasée !
Olivier Basset
Plus connu sur la scène par son surnom Laloul, Olivier basset sera le batteur de nombreux groupes Saumurois, reconnu par ses pairs comme l’une des figures du milieu musical. Il est né à Saumur quand Dave Brubeck sort Take five, grandit aux Chapes Noires et fréquente très jeune le milieu musical grâce à son frère aîné, batteur lui-même. Il apprend la caisse claire à l’école de musique municipale puis s’intéresse plus particulièrement au jeu de Keith Moon de The Who et prend pour modèle Christian Vander. Laloul promènera sa dégaine et son flegme so british dans Souffle au Cœur (1976-1981), puis dans Swift Toppers et IMP (1982-1984). Il tient les baguettes pour The Rats (1984-1986). On dit de lui, à l’époque, qu’il a du poignet parce qu’il pratique parallèlement le moto-cross. On le croisera très régulièrement au cours des décennies suivantes puisqu’il jouera dans les deux premières années de Spicy Box (1990-1992), continuera avec Arnaud Good (1993-1999), puis dans Smiles et Éole après 2000. Ces dernières années, il se produit avec Les Marcassins, Bourbon 49, et participe à la renaissance d’Éole.
Souffle au Cœur
Avec des reprises de Rory Gallagher ou de Janis Joplin, entre autres, la formation débute en 1976. Elle est composée de Philippe Fournier à la guitare, OlivierLaloulBasset à la batterie, VincentMagMagrangeas à la basse et Sylvie Lépicier au chant. Elle jouera notamment à la salle de l’UAS, près de la salle Beaurepaire pour le bal des terms du Lycée d’état en 1980. Leur première partie sera assurée par le groupe de lycéens PZG, trois initiales évocatrices…
Photo J. Basset.
Sylvie Lépicier (1961/2000), chanteuse du groupe Souffle au Cœur en 1978.
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Ils sont passés par ici
Manitas de Plata
Les petites mains d’argent du guitariste invité pour le gala de la Jeanne d’Arc Basket grattent à guichet fermé pour un public enthousiaste le 7 décembre 1976 au théâtre. La presse, une fois de plus, s’interroge sur la nécessité d’une sonorisation aussi forte. Puisque la musique de scène est aussi une histoire de contrat et de cachet, voici des détails : pour sa représentation, Manitas de Plata, représenté par son impresario André Bernard, touche 4000 francs soit environ 3000 euros actuels, les artistes et musiciens gitans qui l’accompagnent 2000 francs ( le fils Manéro Baliardo, Manuel Arenas, le cousin et futur Gipsy Kings José Reyes), le conseiller artistique 1000 francs, le secrétariat et management 1300 francs + 230 francs de TVA, les frais d’affiche 1500 francs, les déplacements et séjour 1870 francs, soit la somme de 12500 francs payés en espèces à l’issue du concert et reçue par le manager (archives J.A. Basket Saumur):
À Doué-la-Fontaine
En juillet 1976, Les Journées de la rose accueillent Gérard Lenorman.
Jean-Yves Joanny
L’auteur-compositeur-chanteur et guitariste assure une très belle soirée cabaret à la MJC le 9 octobre 1976.
Nicolas Peyrac
Les Saumurois découvrent cette nouvelle vedette de la scène du music-hall le 15 décembre 1977 au théâtre.
Ça se passe par là
Le mur du son
Le rendez-vous des fans de musique des années soixante-dix, magasin de disques aux murs laqués façon cosmique pop tenu par Rose et Alain Plard rue d’Orléans. Avec un peu d’effort, il est possible de s’entasser à quatre dans l’une des cabines pour écouter le dernier Led Zep, avant de se le faire offrir à son anniversaire.