Entre rock et jazz, il existe des passages dans lesquels les musiciens s’engagent de façon rigoureuse ou avec une liberté d’improvisation pour changer de… Climat.
Climat
Photo F. Chauvelin.
Climat à Cunault : Bruno Druart, Alain Boudot, Dominique Denizard, Jacques Babault.
Créé en 1986, Climat est avant tout un trio qui rencontre le guitariste Bruno Druart lors d’une fête de la musique, non à Saumur, où il a l’habitude de jouer, mais à celle de Chinon. Alain Boudot est au saxo et à la flûte, Bruno Druart vient donc avec sa guitare, Dominique Denizard gère les percussions et Jacques Babault la basse. Ils proposent des compositions et font des reprises de Herbie Hancock, de Chick Corea, … Éric Bagourd interviendra au piano pendant deux ans. Climat se produira avec la MJC qui soutient activement la formation : pour fêter les vingt ans de la Maison, puis au théâtre en juin 1990 et place Verdun en juillet de la même année. En 1991, Climat fera l’un des quatre apéritif-concerts au théâtre en première partie des concerts du 4e festival de jazz. Ils y joueront notamment le All Blues de Miles Davis et leur compo fétiche Freedom. En 1993, pour le café concert de la MJC du 3 avril, c’est Xavier Renaud qui sera à la basse et à la flûte.
Climat en 1990, place Verdun (avec Éric Bagourd au clavier à gauche. Photo article CO.
Philippe Ménives
Né à Fécamp l’année où Luis Mariano reprend C’est Magnifique de Cole Porter, Saumurois d’adoption, Philippe Ménives Deschamps a commencé la musique jeune par la trompette, puis par la guitare. Il a chanté en cabaret dès 1975 puis a autoproduit sept ans plus tard un 33T intitulé Confidence enregistré à Chatellerault dans un registre sonore sud-américain avec des titres jazzy. Il a chanté le 12 avril 1980 à la MJC accompagné par l’orchestre dont il est le chanteur, les Steph Retro. En 1983, il a chanté au centre Jean-Vilar d’Angers accompagné par des musiciens de luxe : Pascal Marcault, Jeff Girard à la basse, Pascal Bret à la guitare rythmique et Alain Dudu Duret à la batterie. L’année suivante, il a participé à la soirée de clôture du premier festival de vidéo-clip de Saumur. Il a fait de belles premières parties comme celle de Marie-Paule Belle et il est passé aux jeux de 20 heures. Le 9 mars 1984, au théâtre, il a séduit son auditoire au point que la Municipalité veut l’emmener avec elle pour sa prochaine visite dans la ville jumelée de Warwick. Il revendique être chanteur de variétémême si ça peut faire sourire confie-t-il à la presse. Au théâtre encore, il fera la première partie de Philip Buty le 12 mai 1990.
Philip Buty
Philip Buty en concert au théâtre, en mai 1992. Photo coll. P. Buty.
Tous les artistes n’ont pas la chance d’avoir un prénom et un nom d’artiste dès leur naissance ! Philip Buty est né quand Dalida commença de chanter Bambino. Il a grandi à Chacé puis à Saint-Cyr-en-Bourg. Son adolescence fut solitaire, il préfèrait passer son temps à écrire des poèmes et des textes plutôt que d’aller jouer au foot. Son premier coup de cœur musical a été pour Hervé Vilard. Il participa, jeune, en 1975, au tremplin de l’an 2000 organisé à Saumur, puis Philip Buty prit quelques cours de piano avec Philippe Rigaud. Il est monté vraiment pour la première fois sur scène à l’occasion du festival de vidéo-clip qui s’est déroulé au théâtre en 1985. Il y rencontra Jean-Yves Jeeve Ducornet, guitariste et chanteur de Crystal Ship, avec qui il collaborera plus tard. Sur des musiques de Dominique Portas, ancien bassiste d’Alex et les Lézards, Philip Buty écrit Halia et ses premières chansons qui l’emmèneront en Allemagne, au Portugal, en Belgique ou il se produira en concert et en gala au théâtre le 9 avril 1988 pour la sortie de son disque Bats-toi (avec la chanteuse Saumuroise, de Neuillé, Coraly, en première partie). Il aura autour de lui, à partir de septembre 1987, un fan club saumurois officiel et dynamique : pour le premier concert organisé par Gilles Gouin pour les Restos du Coeur en 1994 au théâtre avec neuf groupes et artistes locaux, Philip Buty ne sera pas invité. Le fan club sera consterné et adressera un billet d’humeur à la presse. Ce fan club publiera un fanzine mensuel intitulé Tempo consacré à son chanteur à partir de 1988. C’est avec Jeeve qu’il se lancera dans de nouveaux enregistrements, dans le studio de celui-ci, installé au Puy-Notre-Dame, en 1989. Sa chanson Le 7e ciel obtiendra un succès d’estime, elle est de celles qu’il chantera à Paris en cabaret. Il la présentera, avec onze autres chansons de son album au théâtre de Saumur le 12 mai 1990 en compagnie du groupe Raffale (constitués d’étudiants Saumurois) et celle de Philippe Ménives en première partie. Il sera ensuite accompagné de ses deux fidèles choristes et danseuses Kristy et Martine. Le clip Quand ça flash (1990) sera tourné dans le Saumurois, filmé en noir et blanc par Alain Laurioux. Les paroles évoquent sa rencontre musicale avec Jean-Yves Jeeve Ducornet, que l’on voit de dos tout au long du clip (voir ci-dessus). Philip Buty tournera dans les discothèques puis reviendra chanter au théâtre en mai 1992 avec deux chansons composées par Philippe Ménives avant d’entamer une tournée qui le mènera une nouvelle fois à Paris, au Don Camilo. Philip Buty participera à la fête de la musique de Saumur en 1994 avec l’orchestre de Philippe Maje Rigaud, interprètera en italien Il mondo de Jimmy Fontana. Infatigable et pugnace, il remontera un gala de variété au théâtre le 12 mai 1995 puis le 20 novembre 1999 avec en première partie la jeune chanteuse saumuroise Antonine.
Après plusieurs années de retrait et de remise en question, il travaillera avec Kevin Clark en 2008, reviendra sur scène en 2009 en concert à la Closerie à Montreuil-Bellay, en 2010 à Turquant, à Fontevraud…. Des problèmes de santé lui feront perdre la voix. Courageusement, il réapprendra à chanter, mais ne regrette rien de (ses) années passées de chanteur populaire car il a eu la chance de rencontrer tant de gens supers. Passionné, il écrira encore.
Discographie non exhaustive : L’Homme électrique (1984), Bats-toi, vinyle 45T autoproduit (1988), Best of 90 (2010), Chupachupa (2009), Le mal d’aimer (2010), Par amour (2013), Reviens-moi (2020). Plusieurs chansons sont disponibles à l’écoute sur Youtube.
Extrait du clip Quand ça flash, 1990. Photo A. Laurioux.Philip Buty en 2003. Coll. P.B.
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Ils sont passés par ici
Hugues Aufray
Invité au manège d’honneur de l’ENE le 22 mars pour un récital et une participation vocale à la représentation du Cadre Noir, le célèbre chanteur de Santiano et amateur d’équitation fait faux bond au dernier moment, victime d’une extinction de voix.
Rémy Bricka
Le fameux multi-instrumentiste se promène avec tout son attirail musical sur la place Saint-Pierre, le 11 août.
Marcel Amont
Il est l’invité, le 13 septembre, de la seconde fête du Champigny.
Ça se passe par là
RADIO SAUMUR
En 1986, Saumur Radio devient Radio Saumur et se professionnalise. Elle installera ses nouveaux locaux place Verdun, à l’angle de la rue Célestin Port et de la rue Fardeau en 1991. En 1996, la station comptera 3 professionnels et 7 animateurs bénévoles. En 1998, Ouest FM prendra la succession de Radio Saumur et passera en catégorie B (radios locales privées vivant uniquement de la publicité), tout en gardant un statut associatif. En 2005, elle abandonnera ce statut associatif et deviendra une société : la SAS Attitude tandis que ses bénévoles quitteront progressivement la radio. En 2006, le groupe Start, futur Sud Radio Groupe, entre dans le capital de Ouest FM à hauteur de 20%, puis les studios de Ouest FM déménageront au 50 rue de Rouen à Saumur. Au cours des années 2000, le voice track fera son apparition dans les programmes de Ouest FM, jusqu’à atteindre une part importante de la grille antenne en dehors de la matinale. En Juillet 2011, le CSA autorisera Ouest FM à reprendre le programme Forum, autre radio de Sud Radio Groupe, à la condition de réaliser des décrochages locaux. Ouest FM basculera définitivement sur le programme Forum en 2012.
Les locaux de Radio Saumur entre 1991 et 2006.
TOUTE TOUTE PREMIÈRE FOIS
Tandis que Jeanne Mas inonde les radios avec son tube, la MJC organise, avec l’aide du Point d’Orgue, la première soirée Disco de son histoire, le 1er février. Le cinéma Le Palace retransmet pour la première fois le jeudi 27 mars un concert en vidéotransmission, par satellite, en direct du Zénith de Paris, celui d’Indochine.
LA FÊTE DE LA MUSIQUE
Alors que la fête de la musique peine à se développer (tout en conservant l’idée de départ de faire descendre les amateurs dans la rue), l’association de la jeunesse Saumuroise, AJS, propose d’installer une scène sur l’esplanade du théâtre. Stéphane Boutin, Christian Fouchard et Frédéric Vallière réussissent à collecter plusieurs milliers de francs, une grosse sono et des éclairages pour que se produisent un spectacle de danse, un groupe extérieur (Emma Zita), Philippe Ménives, Crystal Ship et Michel Fazi. Cette première expérience ne se fera pas sans douleur. L’installation de la sono est perturbée par un orage violent et, ce que l’association ne pouvait prévoir, c’est que la France, le même soir, allait rencontrer le Brésil dans un quart de final devenu mythique de la Coupe du monde de football. Le concert a donc commencé vers 23h, Philippe Ménives chantant ses airs latinos sous les klaxons des supporters enthousiasmés par la victoire de la France, et il s’est terminé vers 3 heures du matin devant un parterre de quelques spectateurs passablement éméchés… L’association sera approchée par Jacques Percereau, candidat socialiste rival à l’époque de Jean-Paul Hugot. Les jeunes et la musique, un enjeu politique ?
L’ASCOT
Ce piano bar de nuit, situé rue Molière, programme chaque week-end des musiciens essentiellement de jazz ou de blues. On peut et on pourra y entendre la « crème » des musiciens saumurois : Éric Bagourd, Pascal Marcault, Peter Oumi, et bien d’autres. C’est Michel Brecq qui reprend ce bar le 31 décembre 1986.