
Au début, Spicy Box répétait au foyer culturel de Brain-sur-Allonnes, mis à sa disposition par la mairie en échange de l’organisation d’un concert par an dans la salle municipale. (Le 27 mars 1993, les associations Ohm Sweet Ohm et Gazoline organisent donc dans cette salle un concert avec un groupe local naissant, Délit de fuite, et les Spicy Box). Fin 1993, les choses deviennent sérieuses pour Spicy Box et des décisions sont prises : Il faut répéter tous les jours, de midi à minuit et ceux qui ont un boulot le laissent tomber pour se consacrer uniquement à la musique. Frédéric Fanfan Janin, qui jouait d’abord des bongos et faisait des choeurs dans la formation initiale, occupe la place attitrée de co-chanteur. Le groupe prend une carte de France et un compas, trace un cercle de 300 km autour de Saumur tandis qu’ Isabelle Zaz Verron la manageuse étudie l’Officiel du Rock et contacte tous les lieux de concerts qui sont dans ce cercle. Spicy Box réussit alors à jouer un ou deux soirs par semaine dans la région. Le staff technique est trés soudé, en plus des cinq musiciens et de Zaz, il y a le sonorisateur Alain Lesparat et un éclairagiste, Jérôme Lulu Lubin. Des cassettes 4 titres sont envoyées aux maisons de disques et SP signe sur Crash Disques, le label parisien Punk Rock de Marsu (ancien manageur de Bérurier Noir). C’est sur ce label qu’est enregistré leur premier disque éponyme Spicy Box.

Les paroles des morceaux sont en français et le groupe mélange le rock à un côté groove avec des boucles de sons et des samples enregistrés par Frédéric Z Duzan sur des disquettes 4 pouces avec trés peu de mémoire. Pendant leur tournée au Quebec pour l’édition locale du Printemps de Bourges, SP oubliera ces disquettes et c’est Frédéric Fanfan Janin qui devra improviser au micro pour les remplacer pendant le concert. Les Spicy Box seront approchés par des majors comme Sony Records puis un directeur artistique de la célèbre Island Records viendra assister à l’un de leurs concerts, à Paris. Il rencontrera le groupe chez Alain Lesparat et Zaz à St-Hilaire-St-Florent. Après une longue discussion sur la liberté artistique, ils signeront. On leur proposera d’enregistrer le disque suivant aux Antilles, au studio Island des îles de Trinidad et Tobago. Le groupe préfèrera s’isoler dans un studio mobile installé dans une ferme médiévale dans la Nièvre, à Clamecy, plutôt que de perdre leur « jus créatif » entre plage et cocktails. En 1997, sortira donc le second disque Movements avec le logo du petit palmier d’Island, le même qu’on voit sur les disques de Bob Marley. Près de 25000 exemplaires de l’album seront vendus. Durant cette période le groupe jouera dans la cour des grands. Il se retrouvera le 28 mai 1997 sur le plateau de Canal+ pour l’émission Nulle Part Ailleurs pour une scène énergique de Plein pouvoir à ton corps (voir vidéo ci-dessus), puis sera nominé en 1998 pour les Victoires de la Musique dans la catégorie Meilleur album Dance. Ils se retrouveront sur scène entre Patricia Kass, Gilbert Bécaud et Johnny qui, en sortant de scène, confiera à Frédéric Janin : C’est pas possible, maintenant, à chaque fois que je chante, je sue. En avril 1998, Fanfan et le guitariste Marc Daron Léclaircie partiront vers de nouveaux projets. Resteront Olivier Tintin Brestin à la basse, Frédéric Z Duzan au chant, Vincent Refray aux percus, Alain Lesparat, et des machines dans leur propre studio d’enregistrement. Spicy Box se reformera en 2026.
Discographie : Spicy Box (1995, Crash Disques), un mini EP 3 titres Spicy Box (1996, Island), Mouvements (1997, Island), Love and Revolution (2000, Island).












