1999

Quand une formation n’offre pas qu’un concert, mais une expérience sonore, musicale et esthétique à vivre :

Idem

Idem, 2004. Photo Guy Brevet.
Julien Brevet (à gauche) et Sébastien Gautreau (à droite), 1994. Photo G. Brevet.

En 1994, en sortant du collège Saint Joseph de Doué-la-Fontaine (Doué-en-Anjou), Sébastien Mash Gautreau et Julien Welcom Brevet avaient déjà l’envie de jouer ensemble. Ils prenaient des cours de guitare classique depuis plusieurs années à l’école de musique de Doué. Leur professeur Gérard Dosso les a incités à monter un groupe et il a proposé à Mash de passer à la basse pour un petit concert de fin d’année. Les deux jeunes musiciens ont ensuite proposé à Vincent Baz Bazille qui débutait tout juste la batterie de les rejoindre, ainsi qu’à Stéphane Python Bontemps qui adorait chanter. Leur premier concert sous le nom d’IDEM a eu lieu à Montfort, le 9 avril 1994, en ne faisant que des reprises. À la fin de l’année 1994, Welcom a rencontré Benoît Bull’d’air Lesaffre au lycée. Il débutait la guitare et il a rejoint l’aventure. IDEM a enregistré une première démo K7, d’un seul titre avec l’aide de Bruno Bru Brevet dans la cave de la famille Brevet où le groupe répétait tous les week-ends. Ils ont débuté quelques concerts notamment via l’association Art&Muz de Doué-la-Fontaine.

IDEM cassette démo, 1997.

Peu à peu, IDEM a cessé les reprises pour des compositions originales, dans un style rock français. En septembre 1996, Python a annoncé qu’il ne souhaitait pas continuer. En mars 1997,  ils n’étaient plus que quatre et ne pensaient plus que musique. Ils ont enregistré une démo K7 4 titres encore plus personnelle (toujours avec Bru) avec des titres cette fois chantés en anglais. Le son était plus noise, les instruments de plus en plus assurés, Welcom est passé au chant. IDEM faisait toujours plus de concerts le week-end, a récupéré une boîte à rythmes Roland, première machine intégrée dans les compositions. Puis Baz et Welcom ont investi dans un sampler Akaï S2000, une révolution pour eux. La musique d’IDEM prenait une direction plus indus et plus électronique. En 1999, IDEM enregistre son premier disque, un 6 titres. C’est ce disque qui est sans doute le tournant dans la musique d’IDEM. À partir de là, les choses se sont enchaînées. Les musiciens ont commencé à répéter à Angers dans les locaux de la Cerclère / Chabada, à rencontrer des groupes angevins qui les ont aidés, les Drift, les Kyu (qui avaient monté un label, Shoshin Sounds, qui a sorti justement ce premier ep 6 titres), les Hint pour qui ils ont fait une première partie au Chabada. Puis IDEM a été parrainé par le Chabada.

Idem, 1999.

Couverture du CD enregistré par Bruno Brevet, et mixé par Bruno Brevet et Idem en 1999. Idem remercie Bruno, Sophie, Éric, Pitch, Fabrice, Kyu, Anne, Maud, Véro  Albane, Brice,… la Brevet Family, Hint, Fred, La Ruda,… Leïtuss, Kolostrum, Art & Muz. Notre titre préféré du CD (c’est très subjectif) : Nok Saï (Vincent Bazille à la batterie, Sébastien Gautreau à la basse, Benoît Lesaffre à la guitare, Julien Brevet au vocal/machines, Thomas Begault et Antony  Révon). Shoshin Sounds, KéimZoFred Production :

Idem, 2000. Photo G. Brevet.

En 2002, sortira leur premier véritable album, Absent Without Leave. Ce disque fera l’objet d’un travail particulièrement long et précis. Les musiciens s’enfermeront pendant plusieurs mois pour composer et produire ces morceaux. Sur ce disque figurera la toute première d’une longue collaboration avec Isabelle Pitch Ortoli, une voix à la Marianne Faithfull version punk. IDEM rencontrera Pitch grâce à Éric Riko Bodard et à partir de 2001, enregistrera tous leurs disques chez eux. Les musiciens d’IDEM ne seront pas encore intermittents du spectacle et ils travailleront jour ou nuit en tant qu’intérimaires ou manutentionnaires. 

photo IDEM.

Dans ces mêmes années, IDEM s’intéressera à l’aspect visuel de leurs concerts, leur musique devenant très instrumentale, en rencontrant Stéphanie Toonini Sourisseau qui débute en lumières. IDEM développera un aspect visuel, au départ basé sur les lumières, puis sur des projections de diapos, puis finalement de vidéos, avec une volonté de travailler plus sur la matière et sur un univers visuel qui ne prendrait pas le pas sur la musique. 

Le reste du parcours d’IDEM dépasse les frontières de cette petite histoire de la scène saumuroise quand le groupe commencera à tourner véritablement un peu partout en France et sera sélectionné découverte au Printemps de Bourges ». Le rêve des jeunes de Doué / Montfort deviendra réalité. En 2004, sortira Waterglasscolor premier disque composé de trois titres originaux et de quatre remix de groupes qu’IDEM croisera régulièrement sur la route : Ez3kiel, Lab°, UHT, El Barön Brissetti. Puis en 2005 sortira Aerobiose leur second album complet. Avec ce disque, les choses s’accéléreront autour d’une création scénique spécifique éponyme (Aerbiose). Encore une sortie en 2006 avec Out Immer. Idem fera partie de la scène dub. En 2008, avec l’album The Sith Aspiration Museum OVerview, IDEM commencera à jouer à l’étranger : deux tournées dans les pays de l’Est (Slovénie, Bosnie Herzégovine, Croatie) mais aussi une en Allemagne et en Suisse, puis au Québec et une date à New York, enfin en Afrique du Sud avec Ben Sharpa.

Coll. Max Petit.

Localement, IDEM a joué pour la fête de la musique 1997, et 1998, à Échemiré (voir billet d’entrée ci-dessus). IDEM sera en concert le 17 mars 2001 à l’entrepôt Bouvet-Ladubay, organisé par l’association Mentazik pour les Restos du Cœur (sans Pitch la chanteuse) et participera au festival Vivement l’été prochain de Doué-la-Fontaine en août 2001. En août 2002, IDEM participera au festival Terre d’ensemble à la Pampa de Longué avec Rude Boy System et un jeune groupe remplaçant de dernière minute, Khams.

Un groupe n’étant pas seulement constitué des musiciens, voici une liste non exhaustive de celles et ceux qui ont accompagné la carrière d’IDEM : Anne Ratel et Jess Marais, toutes deux co-directrices de l’association Kéim Zo Fed Production, Téo Durand (management), Christian Coppo (management), Yann Bieuzent (management), Aurore Despretz (diffusion).

Warasound

à venir.

Smiles

photo presse S. Boutin.

Tendance jazz avec Wilfried Voyer à la guitare, Bruno Ogeda au sax, Sébastien Glet à la basse, Olivier Laloul Basset à la batterie et Martin Néron au piano. Smiles participe au 3e tremplin d’artistes organisé par l’association Clip’Art au théâtre le 6 novembre 1999. Ce concert a la particularité d’avoir un artiste qui peint en direct, au rythme de la musique, il s’agit de Christian Renaudin. Smiles joue à la fête de la musique en 1999 et se produira dans les bars et cafés dont celui de la Bourse le 23 janvier de l’année suivante, et sur la place de la République, invité par l’association des commerçants de la place, le 15 août 2000.

Firedamps

Lycéens à la cité technique Jean Bertin, ces fervents d’heavy metal font la première partie du concert de The Duo à la Maison des Jeunes et de la Culture le 6 mai 1999. Thomas Meneguzzer et Ludovic Lermitte sont aux guitare et au chant, Sébastien Magnen à la batterie.

New Riders

Formation pop-rock qui a la particularité originale d’être composée de musiciens de l’École Nationale d’Équitation qui se retrouvent une fois par an, pendant la fête de la musique, entre 1990 et 2002.

Michel Ferchaud

Michel Ferchaud, au centre, avec Stéphane Fougeray à gauche, le 5 janvier 1997, à Saumur. Photo CO / Archives SVL 70Z24.

Né à Saumur l’année où Fréhel chanta La Java bleue, Michel Ferchaud était parti pour devenir ébéniste à Paris, mais il fut rattrapé par la guerre d’Algérie. Il devint garçon de café, un peu voyou aussi racontait-il, et puis il devint auteur engagé, un compositeur sensible et un interprète chaleureux, une sorte de Brassens local avec plus de gouaille. Il avait découvert la musique tout jeune en fréquentant des copains manouches. Il a connu la notoriété en passant dans une émission de Daniel Mermet sur France Inter qui avait remarqué l’une de ses premières chansons : Je vous rends ma médaille , en souvenir de ses deux ans d’Algérie qui l’avaient marqué à vie. Décédé en 2017, à 78 ans, suite à une agression dans sa maison de Brion, cet anar, souvent coiffé de sa casquette et qui avait aussi pour nom de scène Hors Norm’ venait d’écrire son livre Je vous rends ma médaille, l’histoire romancée de sa vie. Il n’a cessé de jouer dans la région Saumuroise (et ailleurs) pendant vingt ans, que ce soit en janvier 1993 au château de Presle (avec Philippe Paschèvre à la guitare et Pierre Touraine à la contrebasse), à la fête de la musique 2000 accompagné de Christophe Bourumeau à la guitare, ou dans tous les lieux qui voulaient bien l’accueillir. Il ne refusait jamais de participer à un concert de bienfaisance. Il était aussi peintre et sculpteur. Il était accompagné parfois de l’accordéoniste Stéphane Fougeray, du contrebassiste Nicolas Marty et de beaucoup d’autres musiciens. Michel Ferchaud avait aussi une passion dévorante pour les trains électriques. Des personnages comme lui… on n’en fait plus.

Discographie : L’Espagnol (autoproduit,1999). Le Temps des manouches (autoproduit, 2003).

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    André Verchuren

    Le célèbre accordéoniste est en concert de gala salle Beaurepaire en janvier. Il reviendra en janvier l’année suivante, toujours salle Beaurepaire, à 80 ans ! Il a, par le passé, souvent fait halte à Saumur, lors de ses interminables tournées à travers la France, le 19 octobre 1968 par exemple.

    La familia Valera Mirenda

    L’une des plus célèbres formations cubaines est sur les planches du théâtre, 12 novembre 1999.

    Ça se passe
    par là

    Le Poker

    Depuis plusieurs années, Christian Laundren organisait des soirées musicales dans son bar sur le bord de la place Kléber. On y a vu, en décembre 1993, le groupe Téquila, non la formation nantaise des années 70-80 mais le groupe du batteur Bernard Nunus Jean. Le 6 février 1999, c’est l’ancien chanteur d’Elmer Food Beat, Manou, qui anime les lieux en solo. En fin d’année 1999, une salle de concert est aménagée dans la cave. Elle est inaugurée par le guitariste Bruno Druart. En janvier 2000, ce sera au tour de Marco, ancien de Spicy Box (Marc Daron Léclaircie) de venir jouer avec son nouveau groupe Kanader.

    Saum’music

    Chronique rock dans le Courrier de l’Ouest qui annonce les concerts locaux et donne des informations sur la vie musicale des groupes saumurois tous les vendredis, tenue par le journaliste Nicolas Thellier, à partir du vendredi 24 octobre 1997 (La Ruda Salska à Chinon) et jusqu’en 2004.

    Enseignants musicaux

    L’arrêté ministériel du 13-10-1999 impose un statut aux enseignants musicaux dans les écoles de musique municipales et associatives. Il prévoit un salaire minimum de 8100 francs pour 24 heures de cours en contrepartie d’un diplôme validé par l’État. Ces salaires mettent en difficulté les petites structures qui doivent souvent se tourner vers le Département et la Région pour leur financement, mais ils permettent à des musiciens saumurois d’avoir un salaire correct tout en continuant les prestations scéniques.

    Soirée Juke Box 2000

    Le rêve d’Alain Citolleux, le directeur de la MJC, est de proposer au public une diversité musicale dans un même concert pour sortir chaque public de son « couloir » et lui faire découvrir d’autres propositions artistiques. L’intention est louable, le résultat pas toujours évident.  Programmer le jeune groupe de rappeurs de Sixième Sens dans une même soirée disco après la formation flamenco gitane de Viento de Rumba, faut oser…

    Coll. J. Musso.